Eh oui, fini le système D, la débrouille, voici la modernité : des toilettes suspendues. D'aspect assez simple lorsqu'on les admire chez les autres (un mur, une cuvette, un bouton), c'est une autre paire de manches lorsqu'il s'agit de les poser soi-même !

J'avais commencé à présenter les étapes de la pose dans mes précédents articles, mais je préfère en revenir quand même aux origines :)

Etape n°1 : potasser la notice... surtout si elle n'est pas limpide !

Des WC suspendus ont besoin d'une base solide. Notre dalle étant en béton de chanvre, donc friable, il fallait trouver plus costaud. Nous avons donc commencé par faire un socle en béton. Pour cela un coffrage a été réalisé.

Nous avons ensuite entamé l'assemblage de l'ossature sur le mur, on rabote, on cloue, on visse (enfin Seb rabote, cloue...) et tadaaaa !


On Colle un coude pour relier le WC aux eaux usées (opération ardue qui nous a pris pas mal de temps !)

On fait les réglages de hauteur

Puis nous avons effectué des essais pour voir si le WC s'alignait bien sur le tuyau, car une erreur aurait été irréparable ! Dans ce cas, bye bye toilettes suspendues, bonjour toilettes sèches (je n'ai rien contre, mais en lotissement traditionnel, ça n'est pas encore entré dans les moeurs...)

Nous avons fait les marques sur le socle et préparé les trous pour fixer les toilettes dessus.

Et pour finir nous avons fixé la cuvette... moment de vérité, moment d'angoisse... plus rien ne tombait juste... minutes de panique... heureusement nous avons un peu forcé et nous avons réussi à visser et à coller le tout.

Nous avons continué l'armature, découpé les plaques de fermacell pour les toilettes

Et là j'ai découvert qu'il existait - en plus des râpes à fromage, à carottes et à pied - des râpes à Placo ! on a donc râpé...

Un gabarit est fourni pour faire les ouvertures dans la plaque de fermacell, permettant ainsi le raccordement. Le cutter n'ayant plus de secret pour moi, je m'y suis appliquée et j'étais plutôt satisfaite. (c'te tête de bibliothécaire, merci el photographe ! :) )

Nous avons ensuite appliqué le gabarit sur la plaque et découpé ce qu'il fallait, puis vissé sur l'armature

L'entourage de la porte des toilettes a été également fermé avec du placo

En même temps, nous avons réalisé le coffrage de la canalisation

C'était du travail d'artiste, après quelques plaques cassées, mal coupées (bien peu au regard du manque d'expérience que nous avons de ce travail) et des jours de labeur acharné, nous avons vaincu ! 
Voici le résultat :

Voici également le carrelage qui ira sur le fermacell, une partie a été achetée au bon coin et j'ai complété avec une mosaïque (de chez Merlin Pinpin :) ), un petit avant-goût !

Bien sûr, ça ne s'arrête pas là, il nous reste à brancher non seulement le PER, pour que l'eau arrive dans le réservoir mais aussi  la canalisation aux eaux usées, pour que "tout" s'en aille. Pour cette dernière opération indispensable, nous avons repris l'agrandissement de la tranchée... sous la pluie...mais je préfère encore ça au cagnard.

Bref après ce beau travail, nous méritions le tant attendu feu d'artifice du 14 juillet, que je me suis empressée d'immortaliser ! Ca exprime assez bien ce que nous ressentions après en avoir fini avec cette partie !

Enfin, ayant constaté que nos petits oiseaux avaient des fans sur le blog, je vous annonce qu'une fine connaisseuse m'a révélé le nom des bestioles : des "rossignols des murailles" dits aussi "rouge-queue", connus pour leur hargne à défendre leur nid... je me disais bien... et le petit patibulaire était en fait l'un des poussins, je comprends qu'il ne soit pas aimable avec la tête qu'il a !