Nous avons poursuivi le travail après le passage de notre barbot'team. La chappe étant entièrement faite, nous avons pu nous concentrer sur la pose et c'est bien plus pratique et agréable ainsi. Moins de nettoyage à la fin de la journée, l'impression d'avancer plus vite, un travail à l'abri des intempéries : que des avantages.



Seb soigne les découpes et ça se voit.


Les lignes se rapprochent du mur, hourra !

Pour les découpes, il faut trouver LE carreau qui convient bien, autant dire une pièce dans un puzzle de1000 pièces posé sur une palette

Prier pour que le carreau ne casse pas, sinon on a le droit de jouer une deuxième fois au jeu du carreau dans la botte de foin...
Mais c'est tellement gratifiant lorsque l'on pose la pièce et que ça s'imbrique comme il faut !

Nous passons enfin à la dernière ligne, qui bien entendu est la plus difficile puisqu'elle n'est constituée que de découpes... mais quel bonheur de voir le salon pratiquement terminé ! Il ne reste plus qu'un mètre carré et la pose dans le couloir !




Et finalement la délivrance ! Le salon est enfin recouvert dans sa totalité !


Pour fêter cela, nous décidons de marcher enfin sur la terre cuite posée un mois plus tôt dans la seconde moitié du salon. Il y a comme une impression de faire le premier pas sur la lune :)

Enfin jusqu'à ce qu'on entende un son creux au centre de la pièce...

On échange un regard en coin en se disant qu'on a rêvé, qu'on interprète un son tout à fait normal de terre cuite... c'est parce qu'on n'a pas l'habitude... bon allez, soyons sérieux, Seb et moi nous penchons sur le carreau suspect et tapotons pour vérifier le bruit... oui, ça sonne creux... allez, on essaye de voir s'il se décolle...? Soyons fou, oh... bah oui sans problème, même pas eu à insister...

Ne paniquons pas, un carreau ce n'est pas grave...oh, regarde ! son voisin a l'air de l'accompagner... quelle solidarité, c'est touchant... au troisième carreau qui se décolle, on se dit que la solidarité entre carreaux ça va bien... on a déchanté au cinquième carreau qui s'est fait la malle et carrément crisé au septième...

Enfin on en a conclu que c'était toujours la même zone qui nous posait problème, celle que nous avions déjà dû recommencer lorsqu'il faisait une chaleur tropicale cet été et que la barbotine séchait avant même que nous ayons eu le temps de poser le carreau... il y a donc une explication, même si c'est rageant de passer de l'état de béatitude à celui de lassitude... car oui, des carreaux décollés, ça n'attend pas. Nous avons donc ressorti maillet, bate, malaxeur, refait une barbotine et fini bien plus tard que prévu...

Conclusion : ON NE MARCHE PLUS SUR LA TERRE CUITE !
Nous sortons le lot de planches et recommençons à surveiller nos déplacements...


Nous avons achevé le couloir le week end suivant et nous n'avons pas retrouvé de carreaux défaillants dans cette zone.


Tels le petit Poucet, nous avons semé des planches pour retrouver le chemin de la sortie...

Nous pouvons enfin penser à la suite : les joints. Le soir même, je commençais à chercher des renseignements sur le net pour la consistance, l'application, le dosage... Vous avez donc une idée du contenu du prochain article !